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  Dédoublement involontaire, mais conscient (G. Delanne)

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Ananta
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MessageSujet: Dédoublement involontaire, mais conscient (G. Delanne)   Dim 11 Sep - 10:37

Dédoublement involontaire, mais conscient (G. Delanne)

Le sujet est un jeune homme d'une trentaine d'années, artiste graveur de talent.

« Il y a peu de jours, me dit-il, je rentrais chez moi, le soir, vers 10 heures, lorsque je fus saisi d'un sentiment de lassitude étrange que je ne m'expliquais pas. Décidé, néanmoins, à ne pas me coucher tout de suite, j'allumai ma lampe et la laissai sur la table de nuit, près de mon lit. Je pris un cigare, le présentai à la flamme de mon carcel, et j'en aspirai quelques bouffées, puis je m'étendis sur une chaise longue. »
« Au moment où je me laissais aller nonchalamment à la renverse pour appuyer ma tête sur le coussin du sofa, je sentis que les objets environnants tournaient ; j'éprouvai comme un étourdissement, un vide ; puis, brusquement, je me trouvai transporté au milieu de ma chambre. Surpris de ce déplacement dont je n'avais pas eu conscience, je regardai autour de moi, et mon étonnement s'accrut bien autrement. »
« Tout d'abord, je me vis étendu sur le sofa, mollement, sans raideur, seulement ma main gauche se trouvait élevée au-dessus de moi, le coude était appuyé et tenait mon cigare allumé, dont la lueur se voyait dans la pénombre produite par l'abat-jour de ma lampe. La première idée qui me vint fut que je m'étais, sans doute, endormi et que ce que j'éprouvais était le résultat d'un rêve. Néanmoins, je m'avouais que jamais je n'en avais eu de semblable et qui me parût si intensivement la réalité. Je dirai plus, j'avais l'impression que jamais je n'avais été autant dans la réalité. Aussi, me rendant compte qu'il ne pouvait être question d'un rêve, la deuxième pensée qui se présenta soudainement à mon imagination fut que j'étais mort. Et, en même temps, je me souvins d'avoir entendu dire qu'il y a des Esprits, et je pensai que j'étais devenu Esprit moi-même. Tout ce que j'avais pu apprendre sur ce sujet se déroula longuement mais en moins de temps qu'il n'en faut pour y songer, devant ma vue intérieure. Je me souviens très bien d'avoir été pris comme d'une sorte d'angoisse et de regrets de choses inachevées ; ma vie m'apparut comme dans une formule... »

« Je m'approchai de moi ou plutôt de mon corps, ou de ce que je croyais être mon cadavre. Un spectacle que je ne compris pas tout de suite appela mon attention ; je me vis respirant, mais, de plus, je vis l'intérieur de ma poitrine, et mon cœur y battait lentement par faibles à-coups, mais avec régularité. À ce moment, je compris que je devais avoir eu une syncope d'un genre particulier, à moins que les gens qui ont une syncope, pensai-je à part moi, ne se souviennent plus de ce qui leur est arrivé pendant leur évanouissement. Et, alors, je craignis de ne plus me souvenir quand je reviendrais à moi... »

« Me sentant un peu rassuré, je jetai les yeux autour de moi, me demandant combien de temps cela allait durer, puis je ne m'occupai plus de mon corps, de l'autre moi qui reposait toujours sur sa couche. Je regardai ma lampe, qui continuait à brûler silencieusement, et je me fis cette réflexion qu'elle était bien près de mon lit et pourrait communiquer le feu à mes rideaux : je pris le bouton, la clef de la mèche pour l'éteindre, mais, là encore, nouveau sujet de surprise ! Je sentais parfaitement le bouton avec sa molette, je percevais pour ainsi dire chacune de ses molécules, mais j'avais beau tourner avec mes doigts, ceux-ci seuls exécutaient le mouvement, et c'est en vain que je cherchais à agir sur le bouton. »

« Je m'examinai alors moi-même et je vis que, bien que ma main pût passer au travers de moi, je me sentais bien le corps, qui me parut, si ma mémoire ne me fait pas défaut sur ce point, comme revêtu de blanc. Puis je me plaçai devant mon miroir, en face de la cheminée. Au lieu de voir mon image dans la glace, je m'aperçus que ma vue semblait s'étendre à volonté, et le mur, d'abord, puis la partie postérieure des tableaux et des meubles qui étaient chez mon voisin, et ensuite l'intérieur de son appartement, m'apparurent. Je me rendis compte de l'absence de lumière dans ces pièces où ma vue s'exerçait pourtant, et je perçus très nettement comme un rayon de clarté qui partait de mon épigastre et éclairait les objets. »

« L'idée me vint de pénétrer chez mon voisin, que d'ailleurs je ne connaissais pas, et qui était absent de Paris à ce moment. À peine avais-je eu le désir de visiter la première pièce, que je m'y trouvais transporté : comment ? Je n'en sais rien, mais il me semble que j'ai dû traverser la muraille aussi facilement que ma vue la pénétrait. Bref, j'étais chez mon voisin pour la première fois de ma vie. J'inspectai les chambres, me gravai leur aspect dans la mémoire et me dirigeai vers une bibliothèque où je remarquai tout particulièrement plusieurs titres d'ouvrages placés sur un rayon à hauteur de mes yeux. »

« Pour changer de place, je n'avais qu'à vouloir et, sans effort, je me trouvais là où je devais aller »

« À partir de ce moment, mes souvenirs sont très confus : je sais que j'allai loin, très loin, en Italie, je crois, mais je ne saurais donner l'emploi de mon temps. C'est comme si, n'ayant plus le contrôle de moi-même, n'étant plus maître de mes pensées, je me trouvais transporté ici ou là, selon que ma pensée s'y dirigeait. Je n'étais pas encore sûr d'elle et elle me dispersait en quelque sorte avant que j'aie pu la saisir ; la folle du logis, à présent, emmenait le logis avec elle ».

« Ce que je puis ajouter, en terminant, c'est que je m'éveillai à cinq heures du matin, raide, froid sur mon sofa et tenant encore mon cigare inachevé entre les doigts. Ma lampe s'était éteinte ; elle avait enfumé le verre. Je me mis au lit sans pouvoir dormir et je fus agité par un frisson. Enfin le sommeil vint ; quand je m'éveillai, il était grand jour. »

«Au moyen d'un innocent stratagème, j'induisis mon concierge à aller voir dans l'appartement de mon voisin s'il n'y avait rien de dérangé et, montant avec lui, je pus retrouver les tableaux, les meubles vus par moi la nuit précédente, ainsi que les titres des livres que j'avais attentivement remarqués ».
« Je me suis bien gardé de parler de cela à personne, dans la crainte de passer pour fou ou halluciné. »

Ce récit est éminemment instructif. D'abord il prouve que cette extériorisation de l'âme n'est pas le résultat d'une hallucination ou le souvenir d'un rêve, parce que la vision de l'appartement voisin, que le graveur ne connaissait pas, et dans lequel il a pénétré pour la première fois pendant cet état particulier, est parfaitement réelle. En second lieu nous constatons que l'âme, lorsqu'elle est dégagée du corps, possède une forme définie et le pouvoir de passer à travers des obstacles matériels sans éprouver de résistance, sa volonté suffisant à la transporter dans le lieu où elle désire se trouver. Troisièmement, elle a une vue plus pénétrante qu'à l'état normal, puisque le jeune homme voyait battre son cœur à travers sa poitrine.

La conservation du souvenir des événements survenus pendant le dédoublement est ici très nette, mais elle peut être beaucoup moins vive et alors l'agent, en se réveillant ne saura plus s'il a rêvé, ou si son âme a bien quitté son enveloppe physique ; enfin, le plus souvent, l'esprit oublie en rentrant dans son corps ce qui s'est passé pendant le dégagement. Il faut bien se garder de conclure - comme on le fait trop souvent - que cette sortie est une manifestation inconsciente de l'âme ; la vérité, c'est que c'est simplement la mémoire de ce phénomène qui a disparu, mais pendant qu'il s'exécutait, l'âme en avait la parfaite connaissance.
Faisons une dernière remarque au sujet de l'impossibilité pour le jeune graveur de tourner le bouton de sa lampe, bien qu'il en perçût, pour ainsi dire, la texture intime. Cette impuissance, qui est commune à tous les esprits dans l'espace, tient à la raréfaction du périsprit ; mais il peut arriver aussi que, grâce à un influx d'énergie emprunté au corps matériel, l'enveloppe fluidique acquière un degré suffisant d'objectivation pour agir sur des objets matériels. L'apparition de la mère d'Hélène, avait cette substantialité.

Jusqu'alors, les apparitions, dites télépathiques, dont nous venons de parler n'avaient rien révélé sur leur nature intime ; sauf les mouvements qu'elles exécutent et les portes qu'elles semblent ouvrir et fermer, on les prendrait pour des projections de la pensée, pour de simples images, pour des apparences seulement, et non pour des êtres vraiment matériels. Voici plusieurs cas où la tangibilité s'accuse davantage.

source : Gabriel Delanne - l'âme est immortelle.

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